Hébreux 7

  1. En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut, -qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit,

    Salem était l’ancien nom de Jérusalem. : « Sa tente est à Salem, et sa demeure à Sion. » (Psaume 76:2). | Ce verset se réfère à la victoire d’Abraham et à la défaite des rois vaincus tel que nous lisons dans Genèse 14:14-15 : « Dès qu’Abram [qui porterait le nom d’Abraham] eut appris que son frère [Lot] avait été fait prisonnier, il arma trois cent dix-huit de ses plus braves serviteurs, nés dans sa maison, et il poursuivit les rois jusqu’à Dan. Il divisa sa troupe, pour les attaquer de nuit, lui et ses serviteurs ; il les battit [Abram a été victorieux sur ces rois], et les poursuivit jusqu’à Choba, qui est à la gauche de Damas. ». | Melchisédek, le roi de Jérusalem et grand-prêtre de l’Éternel, a béni Abraham (Genèse 14:20), révélant par ce fait qu’il était supérieur à Abraham.

  2. et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix, –

    De nombreux chrétiens des temps modernes affirment que le mot « dîme » n’apparaît nul part dans le Nouveau Testament. Ce deuxième verset rappelle au lecteur du Nouveau Testament qu’Abraham « donna la dîme de tout ». Lisons la première mention de la dîme dans les écritures : « Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout. » (Genèse 14:20). Notons donc qu’Abraham donna la dîme à Melchisédek avant que la loi mosaïque ne soit donnée. La dîme n’est pas issue de loi mosaïque mais elle est une loi spirituelle (de l’économie du royaume divin) qui la précéda. Soulignons un fait important : la dîme est toujours liée au sacerdoce (la prêtrise), reconnaissant que l’Éternel est la source de la victoire, tout comme ce fut le cas pour Abraham qui a reconnu que l’Éternel était la source de sa victoire. Aujourd’hui, les croyants victorieux honorent encore leur Dieu de victoire, leur souverain sacrificateur éternel, le seigneur Jésus-Christ, en lui donnant leurs dîmes. Un croyant, un fils spirituel d’Abraham, remet sa dîme dans la maison spirituelle où il est nourri spirituellement. Un pasteur, un berger d’une église locale, est le représentant terrestre du grand berger Jésus, notre grand-prêtre. Notons que la dîme fut aussi pratiquée sous la loi : « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. » (Malachie 3:10). Cette pratique continue de la dîme (existant avant, pendant et après la loi mosaïque) indique sa valeur spirituelle, honorant le Dieu de victoire comme étant la source ultime de l’enfant de Dieu. La croyance que « la dîme fut établie sous la loi » (mosaïque) est une croyance erronée très répandue dans l’Église moderne et elle vole et prive les croyants d’une connaissance économique libératrice. Plusieurs croyants qui n’ont pas été enseignés à ce sujet n’appliquent donc pas cette loi spirituelle de l’économie du royaume. Contrairement à ce que vivent plusieurs juifs qui honorent cette loi spirituelle, de nombreux chrétiens vivent dans le manque et la souffrance économique. Pourtant, cela n’est aucunement la volonté de Dieu : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. » (Psaume 23:1) ; « J’ai été jeune, j’ai vieilli ; et je n’ai point vu le juste abandonné, ni sa postérité mendiant son pain. » (Psaume 37:25) ; « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. » (Philippiens 4:19) ; « […] Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. » (1 Timothée 6:17). | Approfondissez vos connaissances sur les finances selon Dieu dans l’enseignement « L’économie du royaume ». | Melchisédek était un symbole de Jésus-Christ : « […] qui est d’abord roi de justice [tout comme Jésus], d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem [Jérusalem], c’est-à-dire roi de paix [tout comme Jésus, le « prince de la paix », Ésaïe 9:6] ».

  3. qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.

    Plusieurs ont conclu que Melchisédek était en fait Jésus-Christ car cette description semblerait lui correspondre : « […] qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie ». Ceci dit, cela n’est pas le cas. Jésus a eu un père adoptif, Joseph, et une mère, Marie. De plus, nous lisons la généalogie de Jésus-Christ dans le premier chapitre de l’évangile de Matthieu. Certes, Jésus « […] n’a ni commencement de jours ni fin de vie » car il est éternel, mais cette phrase pourrait aussi s’appliquer à Melchisédek signifiant qu’il n’exista aucun registre de sa naissance ni de sa mort. En fait, ce 3° verset d’Hébreux 7 signifie qu’il n’y avait aucun dossier généalogique révélant les parents de Melchisédek. Ce dernier servirait en tant que symbole du seigneur Jésus-Christ, « rendu semblable au Fils de Dieu », servant en tant que grand-prêtre, à perpétuité, tout comme Jésus. Puisque seul Dieu est éternel, il est fort probable que la généalogie de Melchisédek n’a pas été enregistrée afin que toute l’attention soit dirigée vers la véritable prêtrise, celle transmise à Jésus-Christ.

  4. Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin.

    Lisons ce texte dans la traduction Semeur : « Remarquez quel rang éminent occupait cet homme pour qu’Abraham, le patriarche, lui donne la dîme de son butin. ». Précisons que Melchisédek était un homme (un être humain naturel) qui a reçu la dîme d’Abraham. Il faut comprendre que ceux qui étaient tentés de retourner au judaïsme trouvaient une fierté d’être des fils d’Abraham. Ici, l’auteur aux Hébreux, informera ces chrétiens d’origine juive de la supériorité de Christ sur Abraham, en leur parlant de Melchisédek, qui était un symbole de Jésus-Christ.

  5. Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham ;

    De la tribu de Lévi sont sortis les sacrificateurs (les prêtres) qui étaient les fils d’Aaron. Sous la loi mosaïque, ces derniers levaient la dîme sur le peuple, leur frères, aussi des fils d’Abraham. Maintenant, l’auteur de cette épître voulait prouver aux lecteurs que l’ordre de Melchisédek dépassait en rang celui d’Abraham.

  6. et lui, qui ne tirait pas d’eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses.
  7. Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.

    Hébreux 7:6-7
    Commentons le verset 6 : « et lui [Melchisédek], qui ne tirait pas d’eux [des juifs] son origine, il [Melchisédek] leva la dîme sur Abraham [leur ancêtre], et il [Melchisédek] bénit celui [Abraham] qui avait les promesses. ». L’idée ici est que Melchisédek, symbole de Jésus-Christ, était supérieur à Abraham, le père de la foi qui avait reçu les promesses.

  8. Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels ; mais là, c’est celui dont il est attesté qu’il est vivant.

    Les prêtres de Lévi, les fils d’Aaron, étaient mortels alors que le sacerdoce de Jésus, symbolisé par celui de Melchisédek, est éternel.

  9. De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham ;
  10. car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.

    Hébreux 7:9-10
    Puisque Abraham remettait la dîme à Melchisédek, il lui était forcément inférieur. Cette vérité incluait aussi ses descendants, les juifs, dans ses reins. Autrement dit, Christ est supérieur au système religieux de la loi. La nouvelle alliance est supérieure à l’ancienne.

  11. Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, -car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron ?

    Lisons ce verset dans la traduction Semeur : « la Loi donnée au peuple d’Israël repose sur le sacerdoce lévitique. Or, s’il avait été possible d’atteindre la perfection par ce sacerdoce, pourquoi était-il nécessaire d’établir un autre prêtre, selon la ligne de Melchisédek, et non pas selon la ligne d’Aaron ? ». Si l’ancienne prêtrise, sous Lévi, était parfaite, pourquoi aurions-nous donc eu besoin d’en avoir une nouvelle ? Un autre sacrificateur, selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron, était nécessaire : Jésus-Christ est ce sacrificateur éternel.

  12. Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi.

    Le changement du sacerdoce exigeait un changement de la loi. | Ouvrons ici une parenthèse concernant la nouvelle loi de Christ, celle de l’amour : « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Galates 5:14) ; « portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » (Galates 6:2) ; « […] Celui qui aime les autres a accompli la loi. » (Romains 13:8) ; « […] Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. » (Romains 10:4).

  13. En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ;
  14. car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce.

    Hébreux 7:13-14
    Jésus n’était pas de la tribu des Lévites mais de Juda, duquel aucun sacrificateur n’avait jamais servi à l’autel.

  15. Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek,
  16. institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ;
  17. car ce témoignage lui est rendu : tu es sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek.

    Hébreux 7:15-17
    Psaume 110:4 dit : « L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point : tu [Jésus] es sacrificateur pour toujours, à la manière [ce sacerdoce symboliserait celui de Jésus] de Melchisédek. ». Ce sacerdoce, comparativement à celui des Lévites, est éternel et devait remplacer celui qui était faible à cause de l’homme pécheur et mortel. Lisons le verset 16 dans la traduction Semeur : « […] Il [Jésus] n’est pas devenu prêtre en vertu d’une règle liée à la filiation naturelle [comme ce fut le cas des Lévites], mais par la puissance d’une vie indestructible [éternelle]. ».

  18. Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,
  19. -car la loi n’a rien amené à la perfection, -et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

    Hébreux 7:18-19
    Puisque la loi était imparfaite et ne pouvait jamais changer l’homme, il fallait la remplacer.

  20. Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment,
  21. -car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas : tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. –

    Hébreux 7:20-21
    Les prêtres mortels n’étaient jamais assermentés comme prêtres parce qu’ils étaient des prêtres temporaires. Jésus-Christ a prêté serment comme prêtre car son sacerdoce est éternel.

  22. Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

    Cette alliance est supérieure à l’ancienne parce qu’elle repose sur des promesses supérieures et éternelles ainsi que sur notre grand-prêtre, Jésus-Christ, qui est parfait, supérieur et éternel (voir aussi Hébreux 13:20-21).

  23. De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents.
  24. Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.

    Hébreux 7:23-24
    Beaucoup de mortels ont servi comme prêtres mais maintenant, un seul grand-prêtre éternel est requis : Jésus-Christ.

  25. C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

    Jésus sauve parfaitement ceux qui « s’approchent de Dieu par lui » car il « […] a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. » (Hébreux 1:3). Jésus a pleinement payé le prix pour le rachat des perdus (Galates 3:13-14) lors de son sacrifice sur la croix. Il a vaincu la mort et il vit aujourd’hui, intercédant auprès du Père en notre faveur. « […] Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous […] » (1 Timothée 2:5-6).

  26. Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,
  27. qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, – car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

    Hébreux 7:26-27
    Jésus-Christ est ce grand-prêtre parfait dont nous avions besoin. Il n’a jamais péché et n’a jamais besoin d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés. Il s’est offert lui-même en sacrifice pour nous, une seule fois, mais pour tous les péchés de tous les temps.

  28. En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

    Après la promulgation de la loi mosaïque est venue le sacerdoce parfait et éternel de Jésus-Christ.