Hébreux 4

  1. Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.
  2. Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.

    Hébreux 4:1-2
    Bien que la promesse d’entrer dans le repos spirituel, en exerçant notre foi en Jésus-Christ, est encore d’actualité aujourd’hui, il faut y croire dès maintenant. Plusieurs Israélites, environ 2 millions d’hommes, avaient entendu parler de cette merveilleuse terre promise mais ils sont morts dans le désert. Ils n’avaient pas exercé leur foi afin d’y entrer. Ils préféraient se plaindre et douter de la parole de Dieu (voir Nombres 13).

  3. Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit : je jurai dans ma colère : ils n’entreront pas dans mon repos ! Il dit cela, quoique ses œuvres eussent été achevées depuis la création du monde.
  4. Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour : et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour.

    Hébreux 4:3-4
    Nous qui croyons en Jésus-Christ entrons dans un repos spirituel perpétuel. Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11:28). Nous ne pouvons travailler pour gagner notre salut car il nous est offert gratuitement (voir Éphésiens 2:8-10, Romains 6:23). | Le verset 3 concerne Genèse 2:2 : « Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. ». Dieu a béni le septième jour car ce saint jour préfigurait un jour, une époque où Jésus offrirait un repos spirituel à tous ceux qui l’accepteraient comme Sauveur et Seigneur. | Approfondissez vos connaissances sur le repos spirituel dans l’enseignement « Le sabbat ».

  5. Et ici encore : ils n’entreront pas dans mon repos !

    L’incrédule ne pourra jamais jouir du repos spirituel.

  6. Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,
  7. Dieu fixe de nouveau un jour-aujourd’hui-en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut : aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs.

    Hébreux 4:6-7
    Même si une multitude d’Israélites ne croyait pas à la promesse du repos, cette promesse est encore en vigueur aujourd’hui, pour ceux qui voudraient bien y croire et choisir le chemin de la foi. Si quelqu’un entend la voix divine, que son cœur soit tendre et ouvert afin de recevoir l’offre du repos spirituel rendu disponible par et en Jésus-Christ.

  8. Car, si Josué leur eût donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour.

    La traduction Semeur dit : « En effet, si Josué avait assuré le repos aux Israélites, Dieu ne parlerait pas, après cela, d’un autre jour. ». En fait, il y avait un « autre jour » de repos de prévu, un jour après l’époque de la loi, le jour de la grâce dans lequel nous vivons. Nous pouvons donc tous entrer dans ce repos, si nous le voulons bien, grâce à Jésus-Christ.

  9. Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.
  10. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.

    Hébreux 4:9-10
    Après l’époque de la loi, il y aurait une autre époque, celle de la grâce. Le repos spirituel est une grâce offerte à tous les hommes spirituellement fatigués (voir Matthieu 11:28). Notons que le verset 9 précise un repos d’œuvres, car il est impossible pour l’homme de travailler afin de gagner son salut (voir Éphésiens 2:8-10). Nous nous reposons de nos œuvres car Christ a tout accompli à la croix. Son œuvre, celle du rachat des perdus, est terminée. | Approfondissez vos connaissances sur le repos spirituel dans l’enseignement « Le sabbat ».

  11. Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

    Ne perdons donc plus de temps. Entrons immédiatement dans ce merveilleux repos spirituel en Jésus-Christ. La traduction Semeur dit : « Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos afin que personne ne tombe dans la désobéissance à l’exemple des Israélites. ». Les incrédules nous servent d’exemples, illustrant le fait que le salaire de l’incrédulité, un péché certain, c’est la mort.

  12. Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

    L’auteur vient d’exhorter le lecteur (au verset 11) à entrer dans le repos car la promesse [la parole] divine, concernant le repos, est certainement digne de confiance. Lisons ce verset dans la traduction Lemaistre de Sacy (1759) : « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, et elle perce plus qu’une épée à deux tranchants : elle entre et pénètre jusque dans les replis de l’âme et de l’esprit, jusque dans les jointures et dans les moelles ; et elle démêle [discerne, traduction Darby] les pensées et les mouvements du cœur. ». Si la parole de Dieu peut en faire autant, nous devrions donc lui faire confiance ! | Soulignons ici la mention d’une distinction entre l’âme et l’esprit, une distinction souvent omise par des théologiens qui enseignent qu’il n’y a pas de différence entre les deux. Si cela était le cas, nous ne verrions pas cette distinction dans la Bible : « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre seigneur Jésus-Christ! » (1 Thessaloniciens 5:23).

  13. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

    Lisons ce verset dans la traduction Nouvelle Bible Français Courant : « Il n’est rien dans la création qui puisse être caché à Dieu. À ses yeux, tout est à nu, à découvert, et c’est à lui que nous devons tous rendre compte. ». En vérité, puisque Dieu connaît et voit absolument tout, soyons vrais et transparents. Ce serait inutile d’agir comme Adam et Eve qui se cachèrent de l’Éternel dans le jardin d’Éden (Genèse 3:8). De plus, puisque « […] tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits. » (Luc 12:3), il est sage de marcher dans l’intégrité, sachant que l’Éternel est un témoin de toute notre vie, connaissant même le fond de toutes nos pensées (Psaume 139:1-2).

  14. Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

    Puisque notre grand-prêtre, Jésus-Christ, a déjà bien accompli son travail, présentant au ciel son propre sang comme agent de purification pour tous nos péchés, nous devrions vivre par la foi que nous confessons. Cette foi est certaine car l’œuvre de Christ fut parfaite.

  15. Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

    Nous devrions croire et marcher par la foi sachant que la victoire est assurée pour nous. Notre modèle par excellence est nul autre que notre grand-prêtre, Jésus-Christ, qui s’est identifié aux hommes, mais sans jamais pécher. Il sait compatir avec nos faiblesses car il a vécu comme les hommes. Il comprend ce qu’est l’expérience humaine, par expérience. Alors, si nous nous tournons vers lui, il saura être présent et nous secourir.

  16. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

    Nous nous approchons du trône de la grâce uniquement si nous croyons y avoir droit. Ceux qui s’imaginent être « indignes » et « impurs » (même après leur nouvelle naissance) ne s’approchent pas « avec assurance » car ils se discréditent eux-mêmes. Ils fixent leurs regards sur leur performance humaine plutôt que sur l’œuvre divine de la croix. Cette fausse vision du chrétien est très répandue dans l’Église : Plusieurs chrétiens s’attachent à l’identification de « pécheur » plutôt que celle de « saint ». Ils méprisent, non intentionnellement, le sang de Christ car ils croient à tort que la tache du péché est plus puissante que le sang de Christ. Si nous croyons dans la puissance du sang de Jésus-Christ, nous pourrons nous approcher avec assurance du trône de la grâce et recevoir de l’Éternel de multiples bénédictions. | « […] La prière fervente d’une personne juste a une grande efficacité. » (Jacques 5:16, Nouvelle Bible Français Courant). | Approfondissez vos connaissances sur votre justice dans l’enseignement « Vous êtes justifiés ».