Luc 4

  1. Jésus, rempli du Saint Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,
  2. où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

    Luc 4:1-2
    Jésus vint de sortir des eaux du baptême, ayant reçu l’Esprit sans mesure (Jean 3:34). | Jésus fut tenté
    prouvant qu’il était victorieux sur toutes les tentations diaboliques. | Découvrez la série « La prière surnaturelle » pour plus d’informations sur le jeûne et la prière.

  3. Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

    Les paroles du diable pouvaient être tentantes (Luc 4:13) uniquement si elles étaient possibles. Une impossibilité ne tente personne.

  4. Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

    Jésus nous a enseigné comment réagir face à la tentation : déclarez la Parole de Dieu (Deutéronome 8:3) ! Bien sûr, seuls ceux qui lisent, méditent, étudient (2 Timothée 2:15) et connaissent la Parole de Dieu peuvent la citer face à la tentation : « … vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8:32).

  5. Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,
  6. et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.
  7. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.
  8. Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

    Luc  4:5-8
    La domination universelle avait été cédée au diable dans le jardin d’Éden.

  9. Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ; car il est écrit :
  10. Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;
  11. et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
  12. Jésus lui répondit : Il es dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.
  13. Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

    Le diable n’eut pas terminé définitivement de s’opposer au Seigneur Jésus-Christ à ce moment-là. En fait, Jésus fut tenté par Satan tout au long de son ministère : « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4:15).

  14. Jésus, revêtu de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit dans tout le pays d’alentour.

    Si Jésus devait être « revêtu de la puissance de l’Esprit » en commençant son ministère, nous devrions discerner ce même besoin et avoir ce même désir spirituel.

  15. Il enseignait dans les synagogues, et il était glorifié par tous.

    « … il était glorifié par tous. » : Jésus a toujours honoré son père. Voilà ce que nous devrions aussi vouloir faire car l’approbation de l’homme aujourd’hui peut devenir une malédiction demain. Tous les serviteurs de Dieu doivent marcher dans l’obéissance à son appel divin indépendamment de l’approbation ou de la désapprobation des hommes.

  16. Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,
  17. et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit :
  18. L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé,
  19. Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur.
  20. Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.

    Luc 4:16-20
    En lisant Ésaïe 61, Jésus annonça la bonne nouvelle, donc le cœur de Dieu pour les hommes. La bonne nouvelle aux pauvres est que Dieu délivre de la pauvreté et il pourvoit en abondance. Découvrez les enseignements sur « L’économie du royaume » pour plus d’informations à ce sujet. La bonne nouvelle pour celui qui a le cœur brisé est que Dieu guérit. La bonne nouvelle pour les captifs est que Jésus délivre. La bonne nouvelle pour les aveugles, spirituels ou physiques, est le recouvrement de la vue. La bonne nouvelle pour les opprimés c’est la prédication que Jésus libère. La bonne nouvelle c’est le message de la grâce que nous prêchons ! Tous les croyants devraient s’accorder avec l’évangile, quelles que soient les opinions des hommes religieux ou non religieux, car cette même onction est disponible pour nous aujourd’hui à travers Jésus (Jean 16:14).

  21. Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.

    Jésus déclara ici qu’il était en fait le messie.

  22. Et tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : N’est-ce pas le fils de Joseph ?

    Un esprit de familiarité et de déshonneur empêche les miracles de se produire.

  23. Jésus leur dit : Sans doute vous m’appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; et vous me direz : Fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capernaüm.
  24. Mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie.
  25. Je vous le dis en vérité : il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur toute la terre ;
  26. et cependant Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, si ce n’est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon.

    Luc 4:25-26
    Trouvez le récit concernant le prophète Élie dans 1 Rois 17.

  27. Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël du temps d’Élisée, le prophète ; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est Naaman le Syrien.
  28. Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu’ils entendirent ces choses.

    Les hommes religieux sont orgueilleux donc ils détestent la vérité qui les réprimande. | Trouvez le récit concernant Naaman le Syrien dans 2 Rois 5.

  29. Et s’étant levés, ils le chassèrent de la ville, et le menèrent jusqu’au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, afin de le précipiter en bas.
  30. Mais Jésus, passant au milieu d’eux, s’en alla.
  31. Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; et il enseignait, le jour du sabbat.

    Luc 4:29-31
    L’heure de la mort de Jésus ne fut pas encore arrivée alors Dieu protégea surnaturellement son fils bien-aimé de cette foule religieuse et meurtrière à Nazareth. Jésus déménagea son siège social à Capernaüm.

  32. On était frappé de sa doctrine ; car il parlait avec autorité.
  33. Il se trouva dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon impur, et qui s’écria d’une voix forte :
  34. Ah ! qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu.
  35. Jésus le menaça, disant : Tais-toi, et sors de cet homme. Et le démon le jeta au milieu de l’assemblée, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal.

    Remarquons que la délivrance opérée par Jésus ne fut pas un spectacle. Il n’interviewa pas le démon et ne lui accorda pas trop d’attention. La vision de Jésus était simple : que les possédés soient libérés. C’est exactement ce qu’il fit pour l’homme et c’est ce que nous devrions faire en tant que ses disciples : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Matthieu 10:8).

  36. Tous furent saisis de stupeur, et ils se disaient les uns aux autres : Quelle est cette parole ? il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent !
  37. Et sa renommée se répandit dans tous les lieux d’alentour.

    Lorsque la puissance surnaturelle de Dieu accompagne un homme de Dieu, les œuvres produisent la promotion nécessaire pour répandre l’évangile. L’homme n’a pas besoin de parler de lui-même, mais de parler de Jésus et d’agir en son nom : « Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance » (1 Corinthiens 2:4) ; « Qu’un autre te loue, et non ta bouche, Un étranger, et non tes lèvres. » (Proverbe 27:2).

  38. En sortant de la synagogue, il se rendit à la maison de Simon. La belle-mère de Simon avait une violente fièvre, et ils le prièrent en sa faveur.
  39. S’étant penché sur elle, il menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. A l’instant elle se leva, et les servit.

    Luc 4:38-39
    Jésus ne demandait pas à Dieu de guérir. Il parlait directement à la maladie, il menaçait et chassait la maladie par sa parole. Découvrez l’enseignement « La force de la foi » pour plus d’informations sur la puissance de nos paroles.

  40. Après le coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Il imposa les mains à chacun d’eux, et il les guérit.

    Jésus guérit les malades, illustrant la volonté parfaite de son père.

  41. Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes, en criant et en disant : Tu es le Fils de Dieu. Mais il les menaçait et ne leur permettait pas de parler, parce qu’ils savaient qu’il était le Christ.
  42. Dès que le jour parut, il sortit et alla dans un lieu désert. Une foule de gens se mirent à sa recherche, et arrivèrent jusqu’à lui ; ils voulaient le retenir, afin qu’il ne les quittât point.
  43. Mais il leur dit : Il faut aussi que j’annonce aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu ; car c’est pour cela que j’ai été envoyé.
  44. Et il prêchait dans les synagogues de la Galilée.