Marc 9

  1. Il leur dit encore : Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu venir avec puissance.

    Cette parole concerne la transfiguration de Jésus-Christ.

  2. Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ;
  3. ses vêtements devinrent resplendissants, et d’une telle blancheur qu’il n’est pas de foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi.
  4. Élie et Moïse leur apparurent, s’entretenant avec Jésus.

    Marc 9:2-4
    Pierre, Jacques et Jean furent les disciples les plus intimes du seigneur Jésus. Ils eurent le privilège de voir la transfiguration du seigneur Jésus avec Élie et Moïse. Notons qu’Élie et Moïse appartiennent à la « grande nuée de témoins » (Hébreux 12:1), les saints qui avaient traversé la dimension naturelle sur terre, résidant maintenant au ciel en esprit (2 Corinthiens 5:8). Le verset 4 dit : « Élie et Moïse leur apparurent, s’entretenant avec Jésus. ». Jésus n’a pas invoqué ces deux prophètes, une pratique défendue par Dieu (Lévitique 19:31), mais Dieu le Père les envoya à la rencontre de Jésus. Quoique l’évangile n’explicite pas tout ce qui s’est produit lors de cette rencontre surnaturelle, nous savons que « […] Moïse et Élie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem. » (Luc 9:30) La transfiguration a donc servi à préparer en partie le seigneur avant sa passion. | La transfiguration peut aussi symboliser l’enlèvement glorieux et futur de l’Église : « Car le Seigneur lui-même [Jésus-Christ], à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement [Moïse représenterait tous les saints morts dans la foi ayant été ensevelis]. Ensuite, nous les vivants [Élie représenterait tous les saints vivants au moment de l’enlèvement, sans mourir, tout comme l’a expérimenté Élie dans 2 Rois 2:11], qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4:16-17).

  5. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.
  6. Car il ne savait que dire, l’effroi les ayant saisis.

    Marc 9:5-6
    L’homme terrifié arrive à dire n’importe quoi ! Voilà ce que Pierre fit, mais aurions-nous dit quelque chose de plus sage que lui si nous avions été à sa place ? Notons que l’homme n’a pas toujours besoin de parler. Le silence est aussi convenable.

  7. Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le !

    La nuée est celle de la gloire de Dieu. La voix était celle du Père.

  8. Aussitôt les disciples regardèrent tout autour, et ils ne virent que Jésus seul avec eux.

    Si les disciples ne voyaient qu’Élie et Moïse avec Jésus, nous savons que la gloire qui émanait du Seigneur était tellement éblouissante que toutes autres choses dans l’environnement disparaissaient. Lorsque la gloire de Dieu est là, il n’y a que lui à contempler !

  9. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts.
  10. Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que c’est que ressusciter des morts.

    Marc 9:9-10
    Pierre, Jacques et Jean furent les privilégiés, ayant été sélectionnés par Jésus afin d’être les témoins de la transfiguration : la gloire céleste apparut sur Jésus, Élie et Moïse. Ils devaient garder le silence, ne rien raconter à personne, jusqu’au moment où Jésus serait ressuscité. Le texte révèle que les trois disciples n’eurent pas saisi ce que Jésus leur eut déjà dit concernant sa mort et sa résurrection, s’interrogeant sur le sens de ses paroles.

  11. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ?
  12. Il leur répondit : Élie viendra premièrement, et rétablira toutes choses. Et pourquoi est-il écrit du Fils de l’homme qu’il doit souffrir beaucoup et être méprisé ?
  13. Mais je vous dis qu’Élie est venu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu, selon qu’il est écrit de lui.

    Marc 9:11-13
    Les disciples interrogèrent le seigneur Jésus sur les paroles des scribes (qui citaient Malachie 4:5) concernant Élie et les souffrances du fils de l’homme (Ésaïe 53). Le nom d’Élie symbolisait Jean-Baptiste qu’ils avaient rejeté.

  14. Lorsqu’ils furent arrivés près des disciples, ils virent autour d’eux une grande foule, et des scribes qui discutaient avec eux.
  15. Dès que la foule vit Jésus, elle fut surprise, et accourut pour le saluer.
  16. Il leur demanda : Sur quoi discutez-vous avec eux ?

    Marc 9:14-16
    Le Seigneur revint auprès des autres disciples, les questionnant sur le sujet de leur discussion, mais leur réponse fut interrompue par un besoin de délivrance.

  17. Et un homme de la foule lui répondit : Maître, j’ai amené auprès de toi mon fils, qui est possédé d’un esprit muet.

    Un fils possédé d’un esprit muet et suicidaire, devait être délivré par le seigneur Jésus.

  18. En quelque lieu qu’il le saisisse, il le jette par terre ; l’enfant écume, grince des dents, et devient tout raide. J’ai prié tes disciples de chasser l’esprit, et ils n’ont pas pu.
  19. Race incrédule, leur dit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi. On le lui amena.

    Marc 9:18-19
    Les disciples incrédules n’avaient pas réussi à libérer ce jeune démoniaque.

  20. Et aussitôt que l’enfant vit Jésus, l’esprit l’agita avec violence ; il tomba par terre, et se roulait en écumant.

    La simple présence de Jésus-Christ agita le mauvais esprit !

  21. Jésus demanda au père : Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? Depuis son enfance, répondit-il.
  22. Et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.
  23. Jésus lui dit : Si tu peux !… Tout est possible à celui qui croit.
  24. Aussitôt le père de l’enfant s’écria : Je crois ! viens au secours de mon incrédulité !
  25. Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur, et lui dit : Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus.

    Marc 9:21-25
    Le miraculeux et l’incrédulité ne peuvent cohabiter dans un ministère de puissance. La foi est exigée afin de libérer les captifs. Comme Jésus avait la foi de Dieu opérant en lui, le fils en question fut complètement libéré. Soulignons le fait que Jésus ne pria pas au Père afin qu’il agisse en faveur du démoniaque. Non ! Jésus commanda simplement à l’esprit méchant de quitter le fils et de ne plus revenir. Voilà exactement ce qui doit être fait au moment d’une délivrance. Il faut exercer l’autorité de Christ contre le royaume des ténèbres. Approfondissez vos connaissances sur ce sujet dans l’enseignement « L’autorité du croyant ».

  26. Et il sortit, en poussant des cris, et en l’agitant avec une grande violence. L’enfant devint comme mort, de sorte que plusieurs disaient qu’il était mort.

    Certaines églises aujourd’hui ne veulent pas chasser les démons, préférant que les démoniaques reviennent tous les dimanches avec leurs mêmes démons. Certains affirment qu’une délivrance pourrait créer un certain « désordre » dans une réunion. Certes, une délivrance pourrait « déranger » l’ordre habituel d’un culte, mais c’est le prix à payer afin d’accomplir la volonté de Dieu plutôt que celle des hommes. Une église qui refuse de libérer les démoniaques est un club social religieux sans puissance. « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Matthieu 10:8). Notons aussi qu’il ne s’agit pas de vouloir créer un « spectacle » tous les dimanches mais de répondre aux besoins qui se présentent. Découvrez « 17 consignes pour exercer la délivrance » dans les notes de Luc 8:26-37.

  27. Mais Jésus, l’ayant pris par la main, le fit lever. Et il se tint debout.

    Le fruit d’une délivrance est qu’un démoniaque se lève dans la liberté, complètement restauré ! La beauté d’une vie transformée est tellement glorieuse que l’accent n’est pas sur le processus de la délivrance mais sur la puissance transformatrice de Jésus.

  28. Quand Jésus fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : Pourquoi n’avons-nous pu chasser cet esprit ?
  29. Il leur dit : Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière.

    Marc 14-28-29
    Une vie de prière quotidienne est nécessaire pour l’exercice d’un ministère de puissance.

  30. Ils partirent de là, et traversèrent la Galilée. Jésus ne voulait pas qu’on le sût.
  31. Car il enseignait ses disciples, et il leur dit : Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes ; ils le feront mourir, et, trois jours après qu’il aura été mis à mort, il ressuscitera.
  32. Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, et ils craignaient de l’interroger.

    Marc 9:30-32
    Jésus annonça une fois de plus à ses disciples sa mort et sa résurrection car ils n’avaient pas saisi cette annonce la première fois. Ils ne comprirent toujours pas ce qu’il leur annonçait et ils avaient peur de le questionner à ce sujet.

  33. Ils arrivèrent à Capernaüm. Lorsqu’il fut dans la maison, Jésus leur demanda : De quoi discutiez-vous en chemin ?
  34. Mais ils gardèrent le silence, car en chemin ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.

    Marc 9:33-34
    Jésus revient à sa question initiale, demandant aux disciples quel était le sujet de leur discussion au moment où il les avait rejoint ? C’était honteux pour les disciples car ils savaient qu’ils entretenaient une discussion charnelle inspirée par l’orgueil.

  35. Alors il s’assit, appela les douze, et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.

    Sans même que les disciples lui disent, Jésus savait exactement de quoi ils discutaient entre eux. Il leur donna alors un enseignement, les corrigeant.

  36. Et il prit un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et l’ayant pris dans ses bras, il leur dit :
  37. Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits enfants me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi, mais celui qui m’a envoyé.

    Marc 9:36-37
    L’accueil des « petits » devrait être la motivation des cœurs des véritables serviteurs de Dieu et non une élévation personnelle.

  38. Jean lui dit : Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom ; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas.

    Jean changea de sujet, parlant d’un homme qui exerçait un ministère dans le nom de Jésus, mais qui n’était pas physiquement avec eux.

  39. Ne l’en empêchez pas, répondit Jésus, car il n’est personne qui, faisant un miracle en mon nom, puisse aussitôt après parler mal de moi.
  40. Qui n’est pas contre nous est pour nous.

    Marc 9:39-40
    Jésus donna l’instruction de ne pas empêcher de tels hommes dans leur ministère.

  41. Et quiconque vous donnera à boire un verre d’eau en mon nom, parce que vous appartenez à Christ, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

    Jésus confirma cette parole : « Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. » (Matthieu 10:41).

  42. Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mît au cou une grosse meule de moulin, et qu’on le jetât dans la mer.

    Jésus illustra ici son dégoût absolu contre ceux qui repousseraient une autre personne de recevoir le salut. Son langage n’était évidemment pas littéral mais symbolique, illustrant la gravité d’un tel péché.

  43. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie,
  44. que d’avoir les deux mains et d’aller dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point.
  45. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le ; mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie,
  46. que d’avoir les deux pieds et d’être jeté dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint point.
  47. Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le ; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne,
  48. où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s’éteint point.

    Marc 9:43-48
    Utilisant un langage symbolique, Jésus nous illustra ici l’importance de ne rien accepter dans notre vie qui pourrait nous conduire en enfer.

  49. Car tout homme sera salé de feu.
  50. Le sel est une bonne chose ; mais si le sel devient sans saveur, avec quoi l’assaisonnerez-vous ?
  51. Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres.

    Marc 9:49-51
    Chaque personne sera éprouvée. Le sel symbolise la parole de Dieu qui est bonne et préserve.