Romains 14

  1. Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

    En observant la vie des croyants aujourd’hui, qui aurait imaginé que ce verset existait même dans la Bible ? En fait, les débats théologiques caractérisent la vie de plusieurs chrétiens aujourd’hui. Pourtant, si tous les croyants respectaient vraiment ce commandement divin, de nombreuses disputes entre frères cesseraient immédiatement ! L’harmonie pourrait ainsi régner là où les divisions séparent les frères. Notons que l’apôtre Paul fut inspiré du Saint-Esprit lors de l’écriture de ce verset. Cet ordre est donc la volonté de Dieu et non celle de l’homme. Nous serions sages de nous y soumettre.

  2. Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.
  3. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli.

    Romains 14:2-3
    L’apôtre Paul illustra que même un choix alimentaire peut devenir un sujet divisif. Que le respect mutuel règne dans l’Église !

  4. Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

    La question : « Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? » est une invitation à se regarder dans un miroir. Si nous ne sommes pas Jésus, nous ne sommes pas qualifiés comme juge ! « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils. » (Jean 5:22). | Découvrez la série « La grande récolte » pour plus d’informations sur le sujet du jugement.

  5. Tel fait une distinction entre les jours ; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.
  6. Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu ; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.
  7. En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.
  8. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.
  9. Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

    Romains 14:5-9
    Les croyants doivent suivre leurs convictions personnelles, tout en demeurant respectueux envers ceux qui ne les partagent pas. | « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. » (Colossiens 2:16-17). | Découvrez l’enseignement «
    Le sabbat » pour plus d’informations sur notre liberté en Christ.

  10. Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.

    Découvrez la série « La grande récolte » pour plus d’informations au sujet des jugements. | Découvrez l’enseignement « L’Apocalypse commenté » pour plus d’informations sur le sujet du tribunal de Christ, là où seront jugés les croyants. Notons que le croyant en Jésus-Christ ne sera jamais jugé pour ses péchés, pour être ensuite condamné. Non, Jésus a déjà été jugé à notre place ! C’est pour cette raison que Paul déclara  : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. » (Romains 8:1). Ceci dit, les œuvres du croyant seront jugées, pas pour valider ou annuler son salut, mais afin de le récompenser pour sa fidélité : « Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. » (1 Corinthiens 3:14-15).

  11. Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.

    Qui est celui devant qui tous les hommes s’inclineront ? Les écritures nous révèlent la réponse : « C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui [en parlant de Jésus] a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2:9-11) ; « Je le jure par moi-même [voir Hébreux 6:13], la vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée : Tout genou fléchira devant moi [se référant ici à l’Éternel Dieu], toute langue jurera par moi. » (Ésaïe 45:23). Nous discernons donc ici l’unité parfaite entre le Fils et le Père, ce qui devrait nous servir de modèle pour les frères et sœurs en Christ. En fait, Jésus pria : « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jean 17:20-21).

  12. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

    Devant cette vérité, le lecteur devrait donc conclure qu’il a à se préoccuper de sa propre vie plutôt que celle de ses frères.

  13. Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.
  14. Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.
  15. Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour : ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.
  16. Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.

    Romains 14:13-16
    Certes, nous sommes libres en Christ mais si notre liberté fait tomber un frère, nous péchons. Il faut donc être sensible aux sensibilités des personnes dans notre entourage et marcher dans l’amour.

  17. Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.
  18. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
  19. Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

    Romains 14:17-19
    Nous plaisons vraiment au cœur de Dieu lorsque nous vivons dans « la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit » et pas lorsque nous vivons simplement à partir d’une série de lois cérémonielles alimentaires. Soulignons aussi que Dieu priorise la paix entre les hommes, ce qui devrait être aussi valorisé par les enfants de Dieu.

  20. Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.
  21. Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.
  22. Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve !
  23. Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

    Romains 14:20-23
    Priorisons nos frères avant notre liberté personnelle. Respectons aussi notre conscience dans cette liberté chrétienne.