1 Corinthiens 14

  1. Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.

    La marche dans l’amour est la chose la plus importante dans la vie du croyant car l’amour est le fondement de la foi et des dons spirituels. | Par rapport au don des langues, le don de prophétie est à rechercher premièrement dans le contexte de l’édification du corps de Christ.

  2. En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.

    Examinons de près ce verset : « En effet, celui qui parle en langue [une langue au singulier, donc la langue reçue lors de la réception du baptême du Saint-Esprit, la prière en esprit] ne parle pas aux hommes [sa communication n’est pas dirigée vers une congrégation], mais à Dieu [l’acte de parler à Dieu signifie « prier »], car personne ne le comprend [à moins de recevoir l’interprétation surnaturelle d’une langue, les hommes ne peuvent comprendre le langage d’une prière en esprit ; même le royaume des ténèbres ne peut comprendre le sens d’une prière en langue], et c’est en esprit qu’il dit des mystères [sa communication en langue est mystérieuse pour tous ; l’intelligence de celui qui prie en langue demeure stérile mais son homme intérieur est édifié]. ». | Précisons que la présence de plusieurs personnes, qui parlent dans leur « langue » (au singulier) de prière personnelle (reçue lors du baptême du Saint-Esprit) peuvent alors être désignées au pluriel. Pourtant, ces « langues » ne se réfèrent pas au « don des langues », les langues qui annoncent un message prophétique dans une église. En fait, lorsque il y a un rassemblement de plusieurs « langue » (au singulier) dans des prières collectives, la désignation peut être au pluriel à cause de la multiplication de ces « langue » individuelles, mais rassemblées.

  3. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.

    La prophétie se réfère au don spirituel mentionné dans 1 Corinthiens 12:10. Soulignons trois caractéristiques de la prophétie qui nous aident à discerner si une parole est divinement inspirée. La prophétie, une parole transmise aux hommes : 1 – les édifie ; 2 – les exhorte ; 3 – les console. Notons que le texte ne dit pas que la prophétie : A – écrase ; B – condamne ; et C – décourage les hommes. La « prophétie » dans l’Église a trop souvent fait l’inverse de ce que la Bible a enseigné ! Si quelqu’un dit prophétiser sur vous et vous ne discernez pas la présence de l’une des trois caractéristiques divines, ne recevez pas ces paroles ! L’ennemi cherche à briser et à détruire les enfants de Dieu par de fausses prophéties, alors soyez vigilants. Nous devons rejeter toutes paroles qui ne sont pas conformes à la révélation de la parole de Dieu nous concernant. Notons aussi que le fait de prophétiser n’indique pas qu’une personne est dans l’office ministériel du prophète (Éphésiens 4:11). | Approfondissez vos connaissances bibliques sur la prophétie dans le livre « Lumière prophétique ».

  4. Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Église.

    Lorsque nous parlons dans notre langue reçue lors du baptême du Saint-Esprit, nous nous édifions (bâtissons) spirituellement : « Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit, maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle. » (Jude 1:20-21). Quand nous communiquons un message prophétique à l’église, nous bâtissons la congrégation.

  5. Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Église en reçoive de l’édification.

    Soulignons un désir de l’apôtre Paul que plusieurs pasteurs modernes ne partagent pas aujourd’hui : « Je désire que vous parliez tous en langues… ». | Si vous fréquentez une église où le pasteur décourage le parler en langue, priez afin de discerner si Dieu vous appelle ou non dans cette maison spirituelle. | La prophétie est donnée dans la langue du peuple, tandis que les langues ne le sont pas et exigent une interprétation afin d’être comprises par les hommes. Dans le contexte de l’édification du corps de Christ, la prophétie (s’adressant à un groupe) est préférable que si une seule personne priait en langue et s’édifiait elle-même.

  6. Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ?
  7. Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ?
  8. Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ?
  9. De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air.

    1 Corinthiens 14:6-9
    L’apôtre Paul ne méprisa pas ici le parler en langues comme certains l’ont faussement enseigné. Il soulignait plutôt l’importance que les messages soient bien compris. Il s’opposait à la confusion et au désordre. Il voulait que les dons de Dieu soient utilisés correctement.

  10. Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible ;
  11. si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi.
  12. De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment.

    1 Corinthiens 14:10-12
    Toutes les langues parlées dans le monde ont une signification pour ceux qui les parlent. Si nous parlons une langue qu’une autre personne ne comprend pas, nous sommes, pour elle, comme un barbare, et vice versa pour nous. L’idée ici est de parler aux gens dans une langue intelligible afin que tous comprennent.

  13. C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d’interpréter.

    Lorsqu’une personne reçoit un message en langues destiné à un public, il devrait prier afin de recevoir son interprétation afin d’édifier l’église. Notons qu’il ne s’agit pas ici d’une traduction mais d’une interprétation, communiquant l’essence du message déclaré. Un message en langues peut-être plus long en durée que son interprétation. Il n’y a pas de problème à ce niveau car l’interprète ne fait que donner les grandes lignes de ce qui a été déclaré dans le monde de l’esprit. | Pourquoi Dieu inspire-t-il des messages en langues qui précèdent une interprétation de ces langues ? Notons que les paroles relâchent une puissance spirituelle créative (découvrez l’enseignement « La confession de la parole de foi » afin d’approfondir vos connaissances sur ce sujet). Des paroles mystérieuses et inintelligibles pour les hommes et pour les mauvais esprits ne sont pas inintelligibles pour les anges. Dieu leur donne la capacité de comprendre ce qu’ils doivent comprendre. Dieu peut donc envoyer des anges dans une assemblée afin qu’ils entendent un message prophétique en langues, afin qu’ils accomplissent ensuite un service pour les saints et pour l’avancement du royaume de Dieu : « Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ? » (Hébreux 1:14) ; « Bénissez l’Éternel, vous ses anges, qui êtes puissants en force, et qui exécutez ses ordres, en obéissant à la voix de sa parole ! » (Psaume 103:20).

  14. Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile.

    Examinons de près ce verset : « Car si je prie en langue [si je prie en esprit dans le langage que j’ai reçu lors de mon baptême de l’Esprit], mon esprit est en prière [la véritable personne que je suis, un esprit, parle à Dieu directement], mais mon intelligence demeure stérile [mon cerveau ne comprend pas ce que ma bouche dit ; mon intellect ne reçoit aucune stimulation]. ».

  15. Que faire donc ? Je prierai par l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai par l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence.

    Examinons de près ce verset : « Que faire donc [puisque mon cerveau ne comprend rien quand je prie en esprit, plusieurs chrétiens répondraient en disant que cette prière est donc inutile ou même méprisable ! L’apôtre Paul posa une question dont il apporta la réponse aussitôt] ? Je prierai par l’esprit [l’apôtre Paul répondit en disant qu’il prierait en langue ; il ne conclua donc pas que la prière en esprit était inutile et ridicule ; cette homme fort instruit avait appris à marcher dans l’humilité ; il avait détrôné son cerveau, valorisant l’oeuvre du Saint-Esprit dans sa vie de prière], mais je prierai aussi avec l’intelligence [l’apôtre Paul prierait dans sa langue naturelle ; pour le lecteur francophone aujourd’hui, le français serait une langue « avec intelligence » ; cela signifie simplement que celui qui prie comprend ce qu’il dit] ; je chanterai par l’esprit [je chanterai en langue], mais je chanterai aussi avec l’intelligence [par exemple, je chanterai aussi en français]. ». | Notons qu’il est très bien d’offrir à notre cerveau des vacances quotidiennes ! Nous sommes si souvent absorbés par les tracas de la vie dans nos pensées, alors la prière en esprit nous procure un repos intellectuel et un rafraîchissement spirituel.

  16. Autrement, si tu rends grâces par l’esprit, comment celui qui est dans les rangs de l’homme du peuple répondra-t-il Amen ! à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?
  17. Tu rends, il est vrai, d’excellentes actions de grâces, mais l’autre n’est pas édifié.
  18. Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ;
  19. mais, dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue.
  20. Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement ; mais pour la malice, soyez enfants, et, à l’égard du jugement, soyez des hommes faits.

    1 Corinthiens 14:16-20
    L’apôtre Paul revint au thème de l’édification du corps de Christ. Quand nous sommes en public, l’exercice des dons doit viser l’édification de l’ensemble des personnes rassemblées. Notons que cela n’exclut pas la prière en langue personnelle mais elle serait plus discrète comparativement à un message déclaré à haute voix, qui attire l’attention de toute l’église. | Soulignons un fait important concernant la vie de prière de l’apôtre Paul. Il dit au verset 18 : « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous… ». Il priait alors en esprit constamment. Il ne méprisait pas la prière en esprit mais il voulait plutôt la régulariser et donner des consignes afin d’établir une saine pratique des dons spirituels dans l’église.

  21. Il est écrit dans la loi : C’est par des hommes d’une autre langue Et par des lèvres d’étrangers Que je parlerai à ce peuple, Et ils ne m’écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur.
  22. Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants ; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants.

    1 Corinthiens 14:21-22
    Huit cents ans avant la venue de Jésus-Christ, le prophète Ésaïe eut prophétisé : « Hé bien ! C’est par des hommes aux lèvres balbutiantes et au langage barbare que l’Éternel parlera à ce peuple. » (Ésaïe 28:11). Dieu savait très bien qu’une partie de son Église rejetterait les langues, alors le verset 22 indique que les langues serviraient comme signe pour les non-croyants tandis que la prophétie serait un signe pour les croyants.

  23. Si donc, dans une assemblée de l’Église entière, tous parlent en langues, et qu’il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
  24. Mais si tous prophétisent, et qu’il survienne quelque non-croyant ou un homme du peuple, il est convaincu par tous, il est jugé par tous,
  25. les secrets de son coeur sont dévoilés, de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous.
  26. Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification.
  27. En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ;
  28. s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu.

    1 Corinthiens 14:23-28
    L’apôtre Paul souligna encore l’importance de prioriser ce qui sera intelligible et compris dans une réunion d’église. Le chaos ne servira à rien du tout. Un message en langues dites à haute voix sans interprétation ne servirait à rien.

  29. Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent ;
  30. et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise.
  31. Car vous pouvez tous prophétiser successivement, afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés.
  32. Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ;
  33. car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints,

    1 Corinthiens 14:29-33
    L’apôtre Paul enseigna ici la bienséance spirituelle dans l’église. Tous les prophètes établis dans l’office du prophète peuvent prophétiser successivement dans une église. Ils ne devraient pas s’interrompre ou prophétiser en même temps. Ils devraient s’attendre, se donnant le temps de juger les paroles données. De plus, aucun prophète ne pourrait affirmer être incapable de suivre les instructions de l’apôtre Paul sous prétexte que l’Esprit de Dieu le forçait. Non, comme il est écrit aux versets 32 et 33 : « Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ; car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints. ».

  34. que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi.
  35. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’Église.
  36. Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie ? ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ?

    1 Corinthiens 14:34-36
    En lisant ce livre, nous devons comprendre que l’apôtre Paul répondait à des questions qui lui avaient été envoyées précédemment dans une lettre : « Pour ce qui concerne les choses dont vous m’avez écrit […] » (1 Corinthiens 7:1). Les trois versets en question sont, en fait, une « responsa » (latin : pluriel de « responsum »), une réponse à des questions qui lui furent adressées. Il est important de le noter car, en lisant le texte en français, il est plus difficile de discerner que l’apôtre Paul citait premièrement ceux qui lui avait écrit. Parlant de désordre, l’apôtre Paul reprit, à ce moment-là, les paroles de ce que certains hommes disaient concernant les femmes dans l’église. Les frères croyaient qu’il était malsain pour les femmes de parler dans l’église, s’imaginant que la femme était une créature inférieure à l’homme. Ceci dit, il n’y avait aucune « loi » dans la Bible qui disait que la femme devait être « silencieuse » dans les assemblées. Cherchez dans l’Ancien Testament, il n’y aucune « loi » semblable ! Certes, la Bible enseigne la soumission de l’épouse (1 Corinthiens 11:3) dans le contexte époux-épouse, mais la Bible n’avait jamais muselé les sœurs dans l’église. De plus, cette soumission dans le couple n’implique aucunement son infériorité comme le commentaire de 1 Corinthiens 11 l’explique. Lisons le verset 36 dans la version King James : « Quoi ? [autrement dit : Mais que dites vous ?] La parole de Dieu est-elle venue de vous ? Ou est-elle parvenue à vous seuls ? ». Autrement dit, est-ce que la parole de Dieu est venue des hommes ? Non, la parole de Dieu est venue de Dieu qui dit, à maintes reprises, que la femme a un appel et un droit de parole : « Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. » (Joël 2:28). Rappelons-nous qu’il ne faut jamais isoler des versets, au détriment d’autres versets, afin de justifier une position personnelle. Il faut plutôt prendre l’ensemble de la révélation divine afin d’arriver à une saine compréhension des écritures. « Le Seigneur dit une parole, et les messagères de bonnes nouvelles sont une grande armée. » (Psaume 68:11). Découvrez l’enseignement « Le ministère de la femme » afin d’approfondir vos connaissances sur le ministère des femmes d’hier et d’aujourd’hui.

  37. Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur.
  38. Et si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore.

    1 Corinthiens 14:37-38
    L’apôtre Paul exhorta les lecteurs à la croissance spirituelle et à la maturité. Ceci dit, il affirma que ceux qui refusent de comprendre, ceux qui veulent demeurer ignorants, qu’ils le restent.

  39. Ainsi donc, frères, aspirez au don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langues.
  40. Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre.

    1 Corinthiens 14:39-40
    L’apôtre Paul répéta sa vision pour l’ordre divin dans l’exercice des dons.