Actes 28

  1. Après nous être sauvés, nous reconnûmes que l’île s’appelait Malte.
  2. Les barbares nous témoignèrent une bienveillance peu commune ; ils nous recueillirent tous auprès d’un grand feu, qu’ils avaient allumé parce que la pluie tombait et qu’il faisait grand froid.

    Actes 28:1-2
    Les habitants de l’île de Malte furent accueillants et bienveillants. Ils ne savaient pas parler le grec mais ils savaient parler le langage de l’hospitalité et de la chaleur humaine.

  3. Paul ayant ramassé un tas de broussailles et l’ayant mis au feu, une vipère en sortit par l’effet de la chaleur et s’attacha à sa main.

    Une morsure d’une vipère est habituellement mortelle. Satan eut certainement essayé de tuer Paul en mer. Il essaya à nouveau de tuer l’homme de Dieu à l’aide d’une vipère.

  4. Quand les barbares virent l’animal suspendu à sa main, ils se dirent les uns aux autres : Assurément cet homme est un meurtrier, puisque la Justice n’a pas voulu le laisser vivre, après qu’il a été sauvé de la mer.

    Les habitants de Malte s’imaginèrent un scénario qui paraissait plausible, mais ils se trompèrent. La vipère n’attaqua pas Paul car il était meurtrier, mais parce qu’il était chargé d’annoncer le message de la vie !

  5. Paul secoua l’animal dans le feu, et ne ressentit aucun mal.

    Bien que l’ennemi puisse attaquer, il ne peut avoir la victoire sur nous si nous tenons bon dans la foi. Selon vous, que serait-il arrivé à l’apôtre Paul s’il eut cédé à la peur ? Il aurait pu penser et même dire : « Ô mon dieu, je vais sûrement mourir à cause de cette morsure de serpent ! ». S’il avait répondu comme des hommes naturels, il serait sûrement mort. Au final, il ne dit rien de semblable. Sa foi était ancrée dans la puissance de la résurrection qui coulait à travers lui : « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » (Romains 8:11). Paul expérimenta un miracle qui est aussi possible pour vous ! « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. » (Marc 16:17-18). Mentionnons aussi qu’il y a une différence entre le fait de se faire mordre accidentellement versus s’exposer intentionnellement à des dangers. L’écriture nous met en garde contre de telles pratiques insensées (Deutéronome 6:16). Le Seigneur cita aussi ce même commandement : « Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. » (Matthieu 4:7). | Dans la vie, on aura de nombreuses occasions d’être blessé. Notre réponse doit être comme celle de l’apôtre Paul : nous devons secouer tout ce que l’ennemi a essayé de nous infliger ! Le pardon, par exemple, est le moyen parfait de se libérer des morsures du diable ! Secouez dès maintenant le ressentiment et l’amertume ! Débarrassez-vous de toutes ces pensées qui nourrissent le chagrin et la douleur dans votre cœur ! Entrez dans la liberté de la vie abondante prévue par l’Éternel pour ses enfants ! Ensuite, usez de sagesse et protégez votre cœur des attaques futures (Proverbe 4:23).

  6. Ces gens s’attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement ; mais, après avoir longtemps attendu, voyant qu’il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent d’avis et dirent que c’était un dieu.

    Les perceptions des gens changent à grande vitesse ! Une minute, vous êtes un criminel, la suivante, vous êtes un dieu, ou vice versa : A – les gens s’imaginent toutes sortes de choses ; B – les gens s’attendent à toutes sortes de choses ; C – quand nous secouons l’opposition et demeurons fermes dans la foi, les gens finissent par changer d’avis à notre sujet ! Ce n’est qu’une question de temps ! Allez-vous vous donner le temps afin que la vérité sur vous se manifeste ? « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits [qui exige le temps pour la croissance du fruit]. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. » (Matthieu 7:16-18). | S’il y a une leçon de leadership que je pourrais vous communiquer c’est cette vérité très importante : vivez pour plaire à Dieu, pas aux hommes ! « … il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 5:29). Les perceptions des hommes et leur amour pour vous peuvent changer tandis que l’amour de Dieu pour vous est inconditionnel et éternel : « De loin l’Éternel se montre à moi : je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté. » (Jérémie 31:3).

  7. Il y avait, dans les environs, des terres appartenant au principal personnage de l’île, nommé Publius, qui nous reçut et nous logea pendant trois jours de la manière la plus amicale.
  8. Le père de Publius était alors au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie ; Paul, s’étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit.
  9. Là-dessus, vinrent les autres malades de l’île, et ils furent guéris.

    Actes 28:7-9
    Le père de Publius (un nom romain) était malade et alité, « malade de la fièvre et de la dysenterie » (Larousse définit la dysenterie : « Maladie infectieuse bactérienne ou parasitaire -amibienne-, provoquant une colique avec des selles glaireuses et sanguinolentes. »). | Paul était un homme de foi, croyant en l’autorité du croyant déléguée par le seigneur Jésus-Christ à son Église. Grâce à sa foi, Paul imposa les mains à cet homme malade et il fut guéri. Découvrez les notes « L’autorité du croyant » pour plus d’informations sur cet enseignement essentiel pour tout enfant de Dieu victorieux. | Au verset 9, nous voyons que « la guérison est la clochette du dîner » (une expression anglophone : « healing is the dinnerbell ») : autrement dit, la guérison attire l’attention des gens et les invite à s’approcher de la table remplie de mets succulents. Lorsqu’ils entendent et acceptent l’évangile qui leur est prêché, ils sont, non seulement attirés à l’Éternel, mais ils peuvent aussi entrer dans son royaume !

  10. On nous rendit de grands honneurs, et, à notre départ, on nous fournit les choses dont nous avions besoin.

    Dieu inspirera des hommes qui, sans le savoir, pourvoiront aux besoins de ses enfants. « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ. » (Philippiens 4:19).

  11. Après un séjour de trois mois, nous nous embarquâmes sur un navire d’Alexandrie, qui avait passé l’hiver dans l’île, et qui portait pour enseigne les Dioscures.
  12. Ayant abordé à Syracuse, nous y restâmes trois jours.
  13. De là, en suivant la côte, nous atteignîmes Reggio ; et, le vent du midi s’étant levé le lendemain, nous fîmes en deux jours le trajet jusqu’à Pouzzoles,
  14. où nous trouvâmes des frères qui nous prièrent de passer sept jours avec eux. Et c’est ainsi que nous allâmes à Rome.
  15. De Rome vinrent à notre rencontre, jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois Tavernes, les frères qui avaient entendu parler de nous. Paul, en les voyant, rendit grâces à Dieu, et prit courage.
  16. Lorsque nous fûmes arrivés à Rome, on permit à Paul de demeurer en son particulier, avec un soldat qui le gardait.

    La version Semeur traduit ce verset ainsi : « Après notre arrivée à Rome, Paul fut autorisé à loger dans un appartement personnel, sous la garde d’un soldat. ». L’apôtre jouissait d’une belle liberté à Rome.

  17. Au bout de trois jours, Paul convoqua les principaux des Juifs ; et, quand ils furent réunis, il leur adressa ces paroles : Hommes frères, sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères, j’ai été mis en prison à Jérusalem et livré de là entre les mains des Romains.
  18. Après m’avoir interrogé, ils voulaient me relâcher, parce qu’il n’y avait en moi rien qui méritât la mort.
  19. Mais les Juifs s’y opposèrent, et j’ai été forcé d’en appeler à César, n’ayant du reste aucun dessein d’accuser ma nation.
  20. Voilà pourquoi j’ai demandé à vous voir et à vous parler ; car c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte cette chaîne.
  21. Ils lui répondirent : Nous n’avons reçu de Judée aucune lettre à ton sujet, et il n’est venu aucun frère qui ait rapporté ou dit du mal de toi.

    Actes 28:17-21
    La version Semeur traduit ce verset ainsi : « Après notre arrivée à Rome, Paul fut autorisé à loger dans un appartement personnel, sous la garde d’un soldat. ». L’apôtre jouissait d’une belle liberté à Rome.

  22. Mais nous voudrions apprendre de toi ce que tu penses, car nous savons que cette secte rencontre partout de l’opposition.
  23. Ils lui fixèrent un jour, et plusieurs vinrent le trouver dans son logis. Paul leur annonça le royaume de Dieu, en rendant témoignage, et en cherchant, par la loi de Moïse et par les prophètes, à les persuader de ce qui concerne Jésus. L’entretien dura depuis le matin jusqu’au soir.

    Actes 28:22-23
    Les principaux des Juifs n’avaient pas été informés concernant Paul mais ils voulurent apprendre de lui. Paul passa toute la journée jusqu’au soir, leur présentant l’évangile du royaume et Jésus, son roi.

  24. Les uns furent persuadés par ce qu’il disait, et les autres ne crurent point.

    Entendre l’évangile ne sauve pas. Accepter l’évangile que nous avons entendu, oui : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » (Jean 1:12-13).

  25. Comme ils se retiraient en désaccord, Paul n’ajouta que ces mots : C’est avec raison que le Saint Esprit, parlant à vos pères par le prophète Ésaïe, a dit :
  26. Va vers ce peuple, et dis : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point ; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.
  27. Car le coeur de ce peuple est devenu insensible ; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur coeur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

    Actes 28:25-27
    Paul cita Ésaïe, soulignant l’incrédulité des Juifs qui se retrouvaient devant lui.

  28. Sachez donc que ce salut de Dieu a été envoyé aux païens, et qu’ils l’écouteront.
  29. Lorsqu’il eut dit cela, les Juifs s’en allèrent, discutant vivement entre eux.

    Actes 28:28-29
    Paul prophétisa concernant le salut des non-Juifs, ce qui suscita de vives conversations entre les Juifs. | Le séjour de Paul à Rome fut certainement profitable sur le plan spirituel. Comme on peut le lire ailleurs, mêmes certains membres de la famille de César crurent au seigneur Jésus-Christ : « Tous les saints vous saluent, et principalement ceux de la maison de César. » (Philippiens 4:22).

  30. Paul demeura deux ans entiers dans une maison qu’il avait louée. Il recevait tous ceux qui venaient le voir,
  31. prêchant le royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ, en toute liberté et sans obstacle.

    Actes 28:30-31
    Ce chapitre et ce livre se terminent en mentionnant que Paul a pu exercer son ministère de prédicateur et d’enseignant à Rome librement et sans opposition. Que ce contexte favorable pour l’évangile se multiplie pour tous les ouvriers du seigneur et dans toutes les nations !