Genèse 12

  1. L’Éternel dit à Abram : Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai.

    Dieu a parlé. Abram a écouté ! Que son exemple soit notre modèle.

  2. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction.
  3. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.

    Genèse 12:2-3
    L’alliance abrahamique : avec l’obéissance viendrait une grande bénédiction. Notez que Dieu est un Dieu de bénédiction. Il veut bénir les siens. Cette promesse de bénédiction est toujours en vigueur aujourd’hui. Si nous bénissons les descendants d’Abram, le peuple d’Israël, la bénédiction sera notre portion. Si nous les maudissons, la malédiction demeure.

  4. Abram partit, comme l’Éternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de soixante-quinze ans, lorsqu’il sortit de Charan.
  5. Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, avec tous les biens qu’ils possédaient et les serviteurs qu’ils avaient acquis à Charan. Ils partirent pour aller dans le pays de Canaan, et ils arrivèrent au pays de Canaan.

    Il y avait environ 560 km de Haran à Canaan alors c’était un voyage parcourant une grande distance. | Abram « … arma trois cent dix-huit [318] de ses plus braves serviteurs, nés dans sa maison, et il poursuivit les rois jusqu’à Dan. » (Genèse 14:14) : Abram avait un entourage considérable.

  6. Abram parcourut le pays jusqu’au lieu nommé Sichem, jusqu’aux chênes de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
  7. L’Éternel apparut à Abram, et dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel à l’Éternel, qui lui était apparu.

    Nous lisons au premier verset que Dieu a parlé à Abram. Ici, au verset 7, nous lisons que l’Éternel apparut à Abram. Notons que les apparitions de l’Éternel dans l’Ancien Testament étaient des théophanies, c’est-à-dire, des apparitions de Jésus-Christ apparaissant aux hommes avant son incarnation : « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. » (Jean 1:18).

    « Et Abram bâtit là un autel » : Nous voyons que la connaissance de la nécessité des sacrifices était déjà bien comprise et transmise aux hommes, et ce, avant la loi mosaïque.

  8. Il se transporta de là vers la montagne, à l’orient de Béthel, et il dressa ses tentes, ayant Béthel à l’occident et Aï à l’orient. Il bâtit encore là un autel à l’Éternel, et il invoqua le nom de l’Éternel.

    Béthel signifie « maison de Dieu ».

  9. Abram continua ses marches, en s’avançant vers le midi.

    Abram a décidé d’aller en Égypte parce qu’il y avait une grande famine en Canaan. Au fur et à mesure que nous lisons le récit, il devient clair que son séjour en Égypte n’était pas la volonté de Dieu pour lui car il a fini par être chassé de ce faux refuge.

  10. Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine était grande dans le pays.
  11. Comme il était près d’entrer en Égypte, il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de figure.
  12. Quand les Égyptiens te verront, ils diront : C’est sa femme ! Et ils me tueront, et te laisseront la vie.
  13. Dis, je te prie, que tu es ma soeur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi.

    La peur inspire la conception des demi-vérités. Saraï était la demi-soeur d’Abram : « Il est vrai qu’elle est ma soeur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère ; et elle est devenue ma femme. » (Genèse 20:12).

  14. Lorsque Abram fut arrivé en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était fort belle.
  15. Les grands de Pharaon la virent aussi et la vantèrent à Pharaon ; et la femme fut emmenée dans la maison de Pharaon.

    Le Pharaon est un titre désignant le roi de l’Égypte.

  16. Il traita bien Abram à cause d’elle ; et Abram reçut des brebis, des boeufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses, et des chameaux.
  17. Mais l’Éternel frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, au sujet de Saraï, femme d’Abram.

    « Mais l’Éternel frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison » : Pharaon ne bénéficiait pas d’une alliance de guérison comme les enfants de Dieu aujourd’hui.

  18. Alors Pharaon appela Abram, et dit : Qu’est-ce que tu m’as fait ? Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré que c’est ta femme ?
  19. Pourquoi as-tu dit : C’est ma soeur ? Aussi l’ai-je prise pour ma femme. Maintenant, voici ta femme, prends-la, et va-t-en !
  20. Et Pharaon donna ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.