Exode 16

  1. Toute l’assemblée des enfants d’Israël partit d’Élim, et ils arrivèrent au désert de Sin, qui est entre Élim et Sinaï, le quinzième jour du second mois après leur sortie du pays d’Égypte.

    Cela faisait un peu plus d’un mois que le peuple d’Israël avait quitté l’Égypte.

  2. Et toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura dans le désert contre Moïse et Aaron.

    Ce chapitre est extrêmement révélateur concernant la nature de l’homme déchu. L’humanité oublie rapidement les bénédictions du Seigneur et se plaint très facilement et rapidement. Lorsqu’Israël se plaignit contre Moïse et Aaron, nous apprenons que Dieu considérait ces plaintes comme dirigées personnellement contre lui puisque ces deux chefs suivaient ses ordres. Mettons une garde à notre bouche de peur de déshonorer les instructions du Seigneur : « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. » (Éphésiens 4:29). Comprenons aussi une loi spirituelle très importante : si l’on se place sous une autorité spirituelle et on la critique et on s’oppose à elle, on se limite personnellement. Si un leader est béni, la bénédiction sur sa tête se répercute sur ceux qui sont sous son leadership : « Cantique des degrés. De David. Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements. C’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité. » (Psaume 133:1-3).

  3. Les enfants d’Israël leur dirent : Que ne sommes-nous morts par la main de l’Éternel dans le pays d’Égypte, quand nous étions assis près des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété ? car vous nous avez menés dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette multitude.

    La nature humaine est capable de créer de faux souvenirs du « bon vieux temps ». Le peuple d’Israël n’avait pas bénéficié d’une vie aussi merveilleuse en Égypte comme il le raconta ici. Rappelons-nous aussi ce que le Seigneur avait déjà promis à Moïse : « Dieu dit : Je serai avec toi ; et ceci sera pour toi le signe que c’est moi qui t’envoie : quand tu auras fait sortir d’Égypte le peuple, vous servirez Dieu sur cette montagne. » (Exode 3:12). Or, le peuple d’Israël disait tout le contraire de cette promesse, déclarant même qu’il mourrait dans le désert : « … vous nous avez fait venir dans ce désert pour y faire mourir de faim toute cette multitude. » (traduction Semeur). Voilà leur déclaration de foi ! Ils moururent en effet dans le désert comme ils l’avaient ainsi décrété : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; quiconque l’aime en mangera les fruits. » (Proverbe 18:21).

  4. L’Éternel dit à Moïse : Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve, et que je voie s’il marchera, ou non, selon ma loi.
  5. Le sixième jour, lorsqu’ils prépareront ce qu’ils auront apporté, il s’en trouvera le double de ce qu’ils ramasseront jour par jour.

    Exode 16:4-5
    Dieu fut si merveilleusement miséricordieux envers ces ingrats qui se plaignent. Au lieu de se mettre en colère contre eux, il les bénit avec encore plus de sa bonté : « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et plein de bonté. L’Éternel est bon envers tous, et ses compassions s’étendent sur toutes ses œuvres. » (Psaume 145:8-9). Dieu saisit cette occasion pour illustrer une image prophétique de l’ultime pain qui descendrait du ciel, son fils Jésus-Christ : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. » (Jean 6:51).

  6. Moïse et Aaron dirent à tous les enfants d’Israël : Ce soir, vous comprendrez que c’est l’Éternel qui vous a fait sortir du pays d’Égypte.
  7. Et, au matin, vous verrez la gloire de l’Éternel, parce qu’il a entendu vos murmures contre l’Éternel ; car que sommes-nous, pour que vous murmuriez contre nous ?
  8. Moïse dit : L’Éternel vous donnera ce soir de la viande à manger, et au matin du pain à satiété, parce que l’Éternel a entendu les murmures que vous avez proférés contre lui ; car que sommes-nous ? Ce n’est pas contre nous que sont vos murmures, c’est contre l’Éternel.
  9. Moïse dit à Aaron : Dis à toute l’assemblée des enfants d’Israël : Approchez vous devant l’Éternel, car il a entendu vos murmures.
  10. Et tandis qu’Aaron parlait à toute l’assemblée des enfants d’Israël, ils se tournèrent du côté du désert, et voici, la gloire de l’Éternel parut dans la nuée.

    Exode 16:6-10
    Moïse informa le peuple d’Israël que Dieu eut entendu leurs murmures, dirigés en réalité contre le Seigneur. Ils allaient voir sa gloire et sa provision. Le Seigneur fit effectivement pleuvoir du pain sur son peuple. Il leur envoya aussi de la viande, des cailles (Exode 16:13, des oiseaux qui peuvent nous faire penser au poulet). Alors qu’Aaron parlait aussi au peuple, la gloire de l’Éternel apparut dans la nuée.

  11. L’Éternel, s’adressant à Moïse, dit :
  12. J’ai entendu les murmures des enfants d’Israël. Dis-leur : Entre les deux soirs vous mangerez de la viande, et au matin vous vous rassasierez de pain ; et vous saurez que je suis l’Éternel, votre Dieu.

    Exode 16:11-12
    Dieu donna ses instructions à Moïse sur la façon dont le peuple devait récolter la manne.

  13. Le soir, il survint des cailles qui couvrirent le camp ; et, au matin, il y eut une couche de rosée autour du camp.
  14. Quand cette rosée fut dissipée, il y avait à la surface du désert quelque chose de menu comme des grains, quelque chose de menu comme la gelée blanche sur la terre.
  15. Les enfants d’Israël regardèrent et ils se dirent l’un à l’autre : Qu’est-ce que cela ? car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : C’est le pain que L’Éternel vous donne pour nourriture.

    Exode 16:14-15
    Dieu prit soin de déposer la manne sur un lit de rosée, la protégeant de la terre.

  16. Voici ce que l’Éternel a ordonné : Que chacun de vous en ramasse ce qu’il faut pour sa nourriture, un omer par tête, suivant le nombre de vos personnes ; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente.
  17. Les Israélites firent ainsi ; et ils en ramassèrent les uns en plus, les autres moins.
  18. On mesurait ensuite avec l’omer ; celui qui avait ramassé plus n’avait rien de trop, et celui qui avait ramassé moins n’en manquait pas. Chacun ramassait ce qu’il fallait pour sa nourriture.
  19. Moïse leur dit : Que personne n’en laisse jusqu’au matin.
  20. Ils n’écoutèrent pas Moïse, et il y eut des gens qui en laissèrent jusqu’au matin ; mais il s’y mit des vers, et cela devint infect. Moïse fut irrité contre ces gens.

    Exode 16:19-20
    C’est vraiment incroyable à quel point ces gens étaient rebelles. Dieu les avait miraculeusement délivrés de l’esclavage égyptien. Dieu avait entendu leurs murmures pour du pain et de la viande et pourtant, ils ne semblaient toujours pas craindre ses instructions. Les vers contaminèrent la nourriture qui restait. Par conséquent, nous pouvons tirer une leçon de cette contamination : Dieu nous donne une provision spirituelle au quotidien. Nous n’avons pas à nous soucier de demain. Si nous le faisons, la désobéissance et l’inquiétude produiront une vie contaminée.

  21. Tous les matins, chacun ramassait ce qu’il fallait pour sa nourriture ; et quand venait la chaleur du soleil, cela fondait.
  22. Le sixième jour, ils ramassèrent une quantité double de nourriture, deux omers pour chacun. Tous les principaux de l’assemblée vinrent le rapporter à Moïse.
  23. Et Moïse leur dit : C’est ce que l’Éternel a ordonné. Demain est le jour du repos, le sabbat consacré à l’Éternel ; faites cuire ce que vous avez à faire cuire, faites bouillir ce que vous avez à faire bouillir, et mettez en réserve jusqu’au matin tout ce qui restera.

    Nous lisons que Dieu fit don d’un jour de repos pour le peuple d’Israël. Le sabbat était un jour consacré à l’Éternel et devint une loi dans Nombres 15. | « Tu leur as fait connaître ton saint sabbat et tu leur as donné, par l’intermédiaire de ton serviteur Moïse, des commandements, des ordonnances et une loi. » (Néhémie 9:14, traduction Semeur). La « loi du sabbat » ne fut pas donnée à Adam dans la jardin d’Éden mais elle commença avec Moïse. De plus, remarquons qu’avant la transmission de la loi le peuple d’Israël en Égypte ignorait le sabbat pendant 400 ans d’esclavage et ne fut jamais repris par Dieu du fait qu’ils ne l’avait pas observé. La raison est simple : le sabbat n’existait pas encore. Pour plus d’informations sur le sabbat, découvrez le texte à ce sujet.

  24. Ils le laissèrent jusqu’au matin, comme Moïse l’avait ordonné ; et cela ne devint point infect, et il ne s’y mit point de vers.

    Nous remarquons que la nourriture ne fut pas contaminée lorsque le peuple d’Israël était obéissant et suivait les instructions de Moïse. Que cela serve de leçon à chaque enfant de Dieu : l’obéissance au Seigneur est le chemin de la bénédiction. « … Confiez-vous en l’Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis ; confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez. » (2 Chroniques 20:20).

  25. Moïse dit : Mangez-le aujourd’hui, car c’est le jour du sabbat ; aujourd’hui vous n’en trouverez point dans la campagne.
  26. Pendant six jours vous en ramasserez ; mais le septième jour, qui est le sabbat, il n’y en aura point.
  27. Le septième jour, quelques-uns du peuple sortirent pour en ramasser, et ils n’en trouvèrent point.
  28. Alors l’Éternel dit à Moïse : Jusques à quand refuserez-vous d’observer mes commandements et mes lois ?
  29. Considérez que l’Éternel vous a donné le sabbat ; c’est pourquoi il vous donne au sixième jour de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste à sa place, et que personne ne sorte du lieu où il est au septième jour.
  30. Et le peuple se reposa le septième jour.

    Exode 16:27-30
    Pourtant, certains défièrent les instructions du Seigneur. S’il y avait eu de la manne le septième jour, ils l’auraient apparemment recueillie. Moïse, bien sûr, remit en question leurs actions et dut leur expliquer la raison de ces instructions. Comprenons que Dieu n’explique pas toujours tout ce qu’il fait dans nos vies. Puissions-nous simplement choisir de lui faire confiance et de lui obéir. Ne soyons pas rebelles et têtus comme ces Israélites qui étaient lents à obéir.

  31. La maison d’Israël donna à cette nourriture le nom de manne. Elle ressemblait à de la graine de coriandre ; elle était blanche, et avait le goût d’un gâteau au miel.

    Le Seigneur fournissait non seulement de la nourriture quotidiennement, mais il lui avait donné un goût sucré. « Car l’Éternel est bon ; sa bonté dure toujours, et sa fidélité de génération en génération. » (Psaume 100:5).

  32. Moïse dit : Voici ce que l’Éternel a ordonné : Qu’un omer rempli de manne soit conservé pour vos descendants, afin qu’ils voient le pain que je vous ai fait manger dans le désert, après vous avoir fait sortir du pays d’Égypte.
  33. Et Moïse dit à Aaron : Prends un vase, mets-y de la manne plein un omer, et dépose-le devant l’Éternel, afin qu’il soit conservé pour vos descendants.
  34. Suivant l’ordre donné par l’Éternel à Moïse, Aaron le déposa devant le témoignage, afin qu’il fût conservé.

    Exode 16:32-34
    Cette manne ne fut pas infectée mais elle fut bien conservée car elle avait été consacrée à l’Éternel pour servir de témoignage aux générations futures. | Finalement, la manne fut conservée dans l’arche d’alliance et déposée avec les deux tablettes des dix commandements.

  35. Les enfants d’Israël mangèrent la manne pendant quarante ans, jusqu’à leur arrivée dans un pays habité ; ils mangèrent la manne jusqu’à leur arrivée aux frontières du pays de Canaan.

    Dieu pourvut avec de la manne pour son peuple pendant 40 ans. Dieu est fidèle !

  36. L’omer est la dixième partie de l’épha.