Exode 20

  1. Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant :
  2. Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.

    Exode 20:1-2
    Bien que chaque chapitre de la Bible soit important, ce chapitre est d’une haute importance car nous allons étudier les dix commandements tels que donnés par Dieu. Ici, Dieu rappela à son peuple qui il est et ce qu’il a déjà fait pour lui.

  3. Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.

    Premier commandement : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. ». Il n’y a qu’un seul vrai Dieu alors Dieu exige une loyauté totale et exclusive.

  4. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.
  5. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,
  6. et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.

    Exode 20:4-6
    Deuxième commandement : « Tu ne te feras point d’image taillée… ». Le contexte de ce deuxième commandement est directement lié à la précision donnée au verset 5 : « Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point… ». En d’autres termes, Dieu interdisait la création de faux dieux qui seraient adorés par les hommes. Il n’interdisait pas la création de sculptures comme certains l’ont cru. Dieu n’est pas contre l’art mais il s’oppose à toute création utilisée pour détourner les fidèles d’une véritable adoration. | Aux versets 5 et 6, en parlant de Dieu : « … [je] poursuis le crime des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième générations, pour ceux qui m’offensent et qui étends ma bienveillance à la millième, pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements. » (Bible du Rabbinat Français – Zadoc Kahn). De nombreux chrétiens citent ces deux versets affirmant que Dieu permet que ses enfants soient « maudits » aujourd’hui à cause des péchés passés de leurs ancêtres. Ceux qui adhèrent à cette croyance enseignent que les chrétiens doivent « briser » des « malédictions générationnelles », ce qui exige que les croyants fassent des recherches afin de découvrir les péchés qui auraient une influence spirituelle sur eux aujourd’hui. Cet enseignement pose de nombreux problèmes que nous adressons maintenant. Notons premièrement que Dieu identifie deux catégories de personnes : A – celles qui le haïssent, et B – celles qui l’aiment et lui obéissent. Les deux catégories ont donc des récoltes différentes : si vous êtes chrétiens, vous faites forcément partie de la catégorie de ceux qui aiment et qui obéissent à Dieu. Votre récolte ne sera donc rien d’autre que la bénédiction (Éphésiens 1:3). Notons maintenant que Dieu dut corriger une mauvaise interprétation de ce passage parmi son peuple dans Deutéronome 24:16 : « On ne fera point mourir les pères pour les enfants, et l’on ne fera point mourir les enfants pour les pères ; on fera mourir chacun pour son péché. ». En d’autres termes, Dieu disait que les coupables devaient être punis pour leurs crimes et non les innocents. Comment Dieu « poursuivrait-il » le péché des pères sur les descendants ? Dieu permettrait que le péché d’une génération soit transféré à une autre. Par exemple, si un père péchait, buvant des boissons alcoolisées en excès, ses fils pourraient suivre son modèle et pécher de la même manière. Toute une famille pourrait donc être influencée à marcher dans le même péché. Tous les enfants pourraient donc devenir alcooliques. Ou encore, un idolâtre pourrait transmettre son idolâtrie à sa descendance. Bref, Dieu n’enseignait pas qu’il « maudirait » les enfants des pécheurs. En fait, le péché maudit tous ceux qui marchent dans ses voies. Précisons que nos péchés impliquent certainement des liens spirituels mais nous les brisons dans le nom de Jésus, et ce, sans devoir investiguer dans la vie de nos ancêtres. | Les enfants d’Israël avaient mal compris ces versets alors l’Éternel dut les corriger à travers le prophète Ézéchiel : « Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d’Israël : Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées ? Je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Éternel, vous n’aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël. Voici, toutes les âmes sont à moi ; l’âme du fils comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi ; l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. […] Vous dites : Pourquoi le fils ne porte-t-il pas l’iniquité de son père ? C’est que le fils a agi selon la droiture et la justice, c’est qu’il a observé et mis en pratique toutes mes lois ; il vivra. L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l’iniquité de son père, et le père ne portera pas l’iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. » (Ézéchiel 18:2-4, 18:19-20). Si Dieu a corrigé cette incompréhension biblique, à l’époque, comment pouvons-nous reprendre la mauvaise compréhension de la nation d’Israël, que Dieu a lui-même corrigée par le prophète Ézéchiel, et la transposer dans la nouvelle alliance ? De plus, si nous devions faire des recherches sur les péchés de nos ancêtres, afin de découvrir les « malédictions à briser » aujourd’hui, croyez-vous que l’apôtre Paul aurait mentionné une telle pratique aussi importante ? Est-ce qu’il aurait enseigné cette doctrine dans les épîtres afin de nous libérer de ces malédictions ? Certes, il aurait mentionné cette doctrine mais nous ne la trouvons pas. Au lieu de nous demander de revenir en arrière et d’étudier les péchés de nos ancêtres, l’apôtre Paul exhorta le lecteur à regarder vers l’avenir : « Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. » (Philippiens 3:13). Plusieurs croyants deviennent aussi dépendants de certains ministères qui « discernent » les « malédictions à briser ». Notons ce que le Seigneur a lui-même dit à ce sujet : « Ainsi parle l’Éternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son coeur de l’Éternel ! Il est comme un misérable dans le désert, et il ne voit point arriver le bonheur ; il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. Béni soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, et dont l’Éternel est l’espérance ! » (Jérémie 17:5-7). Notons aussi ce verset révélateur concernant ceux qui sont bénis de l’Éternel : « … Dieu dit à Balaam : […] tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni. » (Nombres 22:12). Cher lecteur, nous n’avons pas une « malédiction à briser », mais une vérité à saisir : Nous ne sommes pas maudits mais bénis en Jésus-Christ (Éphésiens 1:3, Galates 3:13-14) !

  7. Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

    Troisième commandement : « … tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain… ». On doit honorer le Seigneur en parlant de lui avec révérence. Le fait d’invoquer inutilement son nom révèle l’absence d’une crainte révérencielle pour le Seigneur. Jésus a dit : « Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié. » (Matthieu 6:9). L’expression « … que ton nom soit sanctifié… » signifie que Dieu est saint, parfait, pur et digne de toute louange et de tout honneur. Certains blasphèment même en utilisant le nom du Seigneur. C’est un péché grave. Unissons nos voix plutôt à celles des anges dans le ciel qui déclarent : « … la louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 7:12).

  8. Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
  9. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
  10. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.
  11. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.

    Exode 20:8-11
    Quatrième commandement : « Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier ». Le sabbat était un jour consacré à l’Éternel qui devint une loi ici et dans Nombres 15. | « Tu leur as fait connaître ton saint sabbat et tu leur as donné, par l’intermédiaire de ton serviteur Moïse, des commandements, des ordonnances et une loi. » (Néhémie 9:14, traduction Semeur). La « loi du sabbat » ne fut pas donnée à Adam dans la jardin d’Éden mais elle commença avec Moïse. Remarquons que Dieu fait référence ici à son repos le septième jour et non à la « loi du sabbat ». Avant la transmission de la loi, le peuple d’Israël en Égypte ignorait le sabbat pendant 400 ans d’esclavage. Le peuple ne fut jamais repris par Dieu du fait qu’ils ne l’avaient pas observé car le sabbat n’existait pas encore. | Ouvrons une parenthèse : Christ a parfaitement accompli la loi (Matthieu 5:18, Romains 10:4). Sous la nouvelle alliance d’aujourd’hui, le repos physique du samedi devient le repos spirituel de tous les jours par la foi en Jésus (Colossiens 2:16-17, Hébreux 4:9-11). Rien n’est annulé au niveau du sabbat mais tout est accompli et prend une nouvelle dimension dans la nouvelle alliance. Par exemple, même la circoncision a maintenant une nouvelle dimension spirituelle plutôt que physique (Romains 2:29). | Pour plus d’informations sur le sabbat, découvrez le texte à ce sujet.

  12. Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.

    Cinquième commandement : « Honore ton père et ta mère ». Qu’un parent soit honorable ou non, le Seigneur demande que nous marchions dans l’honneur envers notre père et notre mère. Nous devons considérer et respecter ces canaux qui nous ont permis d’être en vie aujourd’hui. Le fait de déshonorer ses parents déshonore le Seigneur. Certains parents sont honorables et faciles à honorer tandis que d’autres ne le sont pas. Quoi qu’il en soit, il faut trouver un moyen de marcher dans l’honneur. Le chemin inverse est contre-productif pour celui qui refuse d’obéir à ce commandement (voir aussi Éphésiens 6:1-4).

  13. Tu ne tueras point.

    Sixième commandement : « Tu ne tueras point ». Ce commandement parle spécifiquement de meurtre et n’a aucune référence à la chasse d’animaux ou de la mort de soldats en temps de guerre. Si Dieu avait interdit toutes formes de morts, il aurait lui-même péché en envoyant ses soldats à la guerre. Bien sûr, la guerre n’a jamais été la volonté parfaite de Dieu. La volonté parfaite de Dieu était que l’humanité vive éternellement comme dans le jardin d’Eden, là où la paix, la joie et l’amour abondaient. | Jésus a également illustré l’importance de ne pas être enclin à faire la guerre : « Jésus lui dit : Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. » (Matthieu 26:52). Ceci dit, les Écritures mentionnent aussi : « Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. » (Romains 13:4). Heureusement, sous le règne du Christ, il y aura la paix sur terre : « … On ne lèvera plus l’épée un pays contre l’autre, on ne s’exercera plus à la guerre. » (Ésaïe 2:4, traduction Nouvelle Bible Français Courant).

  14. Tu ne commettras point d’adultère.

    Septième commandement : « Tu ne commettras point d’adultère. ». L’adultère se rapporte à un homme ayant des relations sexuelles avec la femme d’un autre homme ou vice versa. De telles unions sont un péché car l’adultère est une attaque contre le mariage ordonné par Dieu : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme [pas des femmes], et ils deviendront une seule chair. » (Genèse 2:24).

  15. Tu ne déroberas point.

    Huitième commandement : « Tu ne déroberas point. ». Pourquoi quelqu’un volerait-il ? La personne a un désir d’avoir un bien appartenant à quelqu’un ou la personne a peur que Dieu ne pourvoira pas à ses besoins ? Quel que soit le motif sous-jacent, voler est un péché. La foi ne volera jamais mais croira aux promesses de Dieu : « … L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. » (Psaume 23:1) ; « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ. » (Philippiens 4:19).

  16. Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

    Neuvième commandement : « Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. ». Jésus a déjà dénoncé les religieux qui mentaient : « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. » (Jean 8:44). Ne participons jamais aux œuvres que le Seigneur déteste : « Il y a six choses que hait l’Éternel, et même sept qu’il a en horreur ; les yeux hautains, la langue menteuse, les mains qui répandent le sang innocent, le coeur qui médite des projets iniques, les pieds qui se hâtent de courir au mal, le faux témoin qui dit des mensonges, et celui qui excite des querelles entre frères. » (Proverbe 6:16-19). | Y a-t-il cependant des exceptions légitimes autorisant le mensonge ? Imaginons le scénario où des soldats cherchent à tuer des personnes innocentes cachées dans votre demeure. Si des soldats vous demandaient si ces gens étaient cachés chez vous, devriez-vous leur dire la vérité et ainsi livrer ces personnes à une mort certaine ? La Bible présente ce scénario plus d’une fois : L’épouse du roi David, Michal, mentit afin de sauver la vie du roi (1 Samuel 19:11-18). Le roi David mentit, faisant semblant d’être devenu fou, afin de sauver sa vie d’un roi ennemi (1 Samuel 21:12-15). Quel fut l’avis de Dieu concernant les actions de David ? « … David avait fait ce qui est droit aux yeux de l’Eternel, et il ne s’était détourné d’aucun de ses commandements pendant toute sa vie, excepté dans l’affaire d’Urie, le Héthien » (1 Rois 15:5). Élisée mentit aussi aux soldats qui furent venus le saisir en leur disant qu’ils n’étaient pas sur le bon chemin (2 Rois 6:11-20). Rahab cacha les espions du Seigneur (Jacques 2:25). Elle est mentionnée pour sa foi (Hébreux 11:31) qui impliquait la tromperie et le mensonge. Bref, il semble que l’enfant de Dieu doit discerner ce qu’il doit dire dans des circonstances exceptionnelles qui mettraient des vies en danger.

  17. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

    Dixième commandement : « Tu ne convoiteras point… » : convoiter signifie désirer avec avidité (« désir immodéré de dévorer ou de posséder quelque chose » (Larousse)). C’est donc tout le contraire de la tempérance (Galates 5:22) produite par le Saint-Esprit. Au lieu d’être cupide, on devrait plutôt se réjouir des bénédictions reçues par notre prochain sachant que notre Dieu a aussi une provision pour nous.

  18. Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l’éloignement.

    Les dix commandements de Dieu furent prononcés dans un cadre impressionnant, même effrayant. La puissance de Dieu se manifesta, inspirant une crainte révérencielle dans le cœur du peuple d’Israël. Ce fut les dix commandements de Dieu et non dix suggestions !

  19. Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions.
  20. Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ; car c’est pour vous mettre à l’épreuve que Dieu est venu, et c’est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez point.

    Exode 20:19-20
    Les enfants d’Israël ont été tellement effrayés par la publication des dix commandements qu’ils exprimèrent le désir de ne jamais entendre Dieu leur parler directement. Ils préféraient entendre les instructions de Dieu qui leur seraient adressées par son porte-parole, Moïse. Le prophète de Dieu confirma le dessein de Dieu dans cette présentation impressionnante. Le Seigneur voulut souligner l’importance des dix commandements afin que le peuple puisse fuir le péché.

  21. Le peuple restait dans l’éloignement ; mais Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu.

    Le peuple, assemblé au pied du mont Sinaï, apprit à croire aux futures prophéties de Moïse. Le peuple se tenait à distance, tandis que Moïse montait au sommet de la montagne pour parler avec Dieu.

  22. L’Éternel dit à Moïse : Tu parleras ainsi aux enfants d’Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé depuis les cieux.
  23. Vous ne ferez point des dieux d’argent et des dieux d’or, pour me les associer ; vous ne vous en ferez point.

    Exode 20:22-23
    Dieu insista sur le contraste entre lui-même et les fausses idoles. Il est un Dieu vivant et puissant qui parle : « Vous avez vu que je vous ai parlé depuis les cieux. ».

  24. Tu m’élèveras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes et tes sacrifices d’actions de grâces, tes brebis et tes boeufs. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai.
  25. Si tu m’élèves un autel de pierre, tu ne le bâtiras point en pierres taillées ; car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais.

    Exode 20:24-25
    « Tu m’élèveras un autel de terre » : le peuple de Dieu devait prendre des pierres de la terre pour construire l’autel. Ils ne devaient pas ciseler ou modifier la pierre. Dieu voulait qu’ils comprennent que l’autel venait de lui exclusivement et excluait la contribution de l’homme. Cela signifiait que l’homme ne contribuerait d’aucune façon à son salut. Toute tentative de l’homme, se présentant comme suffisamment saint et capable de contribuer à son salut, est jugée répugnante par Dieu : « Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos crimes nous emportent comme le vent. » (Ésaïe 64:6). L’homme est totalement perdu sans Dieu. Le salut est un don de Dieu, et non un salaire gagné par l’homme (voir Éphésiens 2:8-10).

  26. Tu ne monteras point à mon autel par des degrés, afin que ta nudité ne soit pas découverte.

    S’il y avait eu plusieurs marches élevées et éloignées les unes des autres ; les prêtres auraient été obligés de faire de grandes enjambées au risque d’être impudiques. Cette consigne fut donc une précaution donnée afin de s’assurer de la décence des prêtres, à cause de leurs vêtements larges et flottants qui risqueraient de les exposer.